29.07.2008
Réponse à la Communication du Maire de Paris sur l'innovation, la recherche et l'enseignement supérieur
CONSEIL DE PARIS DU 26 MAI 2008
REPONSE A LA COMMUNICATION DU MAIRE
SUR L’INNOVATION, LA RECHERCE ET L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
VALERIE SACHS
Vice-Président de la CommissionDéveloppement économique
et Affaires générales
Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,
Les familles politiques dont notre groupe est la synthèse libérale, centriste et européenne s’attachent depuis toujours à encourager Paris à développer une véritable ambition économique en phase avec le rythme de l’économie mondiale, et à créer un environnement attractif propice à attirer l’investissement et à retenir les ressources humaines, financières et technologiques. Quel rôle peut jouer la Ville de Paris pour promouvoir la recherche et l’innovation ?
I –
Nous reconnaissons au maire d’une métropole internationale une force d’impulsion politique qui renforce considérablement ses compétences réelles. Nous saluons par exemple la démarche du Maire de New York dans la réforme de la place financière new-yorkaise. Il a réussi à faire la synthèse entre démocrates et républicains, entre la ville, l’administration fédérale et les élus des trois états impliqués, pour ne pas rajouter à la concurrence internationale une concurrence régionale.
La symbolique de proposer ce thème à l’ordre du jour après le logement, comme seconde priorité de la mandature, est forte et nous l’interprétons comme une réelle volonté politique du Maire de Paris d’afficher son ambition sans tabou, « avec audace ». Le hasard du calendrier nous oblige à entendre votre communication comme un écho à vos écrits et face à l’affirmation de votre humanisme libéral, nous ne pouvons que vous souhaiter, Monsieur le Maire, bienvenue parmi nous, bienvenue au groupe Centre, seul vrai refuge pour libéraux, humanistes et véritables européens !
Nous partageons votre constat de la montée en puissance des villes-mondes par rapport aux Etats. Nous partageons votre crainte de voir Paris décrocher par rapport aux autres métropoles mondiales. Nous aimons croire nous aussi que « la compétition économique est devenue celle de l’intelligence », que les fils conducteurs en seront la solidarité, la recherche d’une fraternité entre les hommes et les territoires. Mais les beaux concepts peuvent sonner creux face à la concurrence internationale que se livrent les métropoles entre elles.
Nous regrettons le manque de regard critique sur le bilan de la mandature passée, même si nous reconnaissons bien volontiers que de bonnes choses ont été initiées. Nous craignons une simple rationalisation des projets lancés, même si nous notons avec satisfaction votre engagement « de concentrer l’effort avec une stratégie volontariste qui place la Ville comme un acteur à part entière ».
Vous nous assurez que Paris s’engagera « au-delà de ses compétences institutionnelles et de ses limites territoriales ». Votre communication n’est elle pas prétexte à un positionnement où le Maire de Paris se taille un costume pré-présidentiel sur mesure ?
Monsieur le Maire, la stigmatisation du désengagement de l’Etat affaiblit toujours le discours. L’Etat, s’il se désengage, n’en a pas moins doté Paris d’atouts de poids. Dans le cadre de la loi sur la recherche votée en 2006, Paris dispose de réseaux en mathématiques, informatique, biologie, neurosciences, économie et du pôle de compétitivité mondial Finance Innovation.
La nomination d’un Secrétaire d’Etat chargé du développement de la Région Capitale assure que l’Etat assumera son rôle de « pilotage stratégique ». Christian Blanc annonce deux projets structurants : la création d’un cluster sur le plateau de Saclay et l’aménagement de la Plaine de France. Votre communication semble s’inscrire dans une logique parallèle voire alternative et nous craignons que Paris n’en souffre. Vos ambitions sont-elles compatibles ?
II –
Nous avons bien compris qu’il s’agit pour l’instant des grandes lignes d’un plan stratégique mais nous regrettons le peu d’innovation par rapport à la mandature précédente, sauf deux clusters Design et Innovations urbaines qui au demeurant semblent prometteurs.
Le développement des trois axes choisis esquisse une économie parisienne de la recherche et innovation à nos yeux trop dirigiste, enfermée dans une architecture de projets qui se déclinent de haut en bas ; or l’innovation ne se décrète pas. La Ville se veut « opérateur », nous l’imaginons davantage en accompagnateur, en facilitateur. La méthode semble manquer de vision concertée entre tous les acteurs impliqués, et rien ne semble pouvoir modifier significativement le contexte économique parisien.
Vous prenez acte que « la nouvelle géographie du développement économique se constitue en un réseau qui dessert les centres névralgiques de la finance, de la recherche et des nouvelles technologies », et vous avez raison. Vous rappelez qu’au Etats-Unis une start-up lève dix fois plus de capitaux qu’en France. Mais vous n’en tirez pas toutes les conséquences.
Comment comptons-nous attirer les investissements de recherche dans nos universités parisiennes, sachant que les entreprises sont libres de puiser en Chine, en Inde, en Russie, que le Brésil ou Singapour offrent des réductions d’impôts à ceux qui investissent dans leurs universités ?
Comment allons-nous agir pour pallier le manque de financement en fonds propres qui nous prive d’emplois ? Soulignons l’avancée de la réforme de l’ISF qui permet d’échanger le montant à verser contre un investissement dans une PME.
Vous avez raison de vouloir faciliter l’amorçage des jeunes entreprises, encourager les incubateurs et les business angels. Mais pour avoir un meilleur impact, il faut en parallèle encourager la croissance de la gestion d’actifs à Paris. Toutes les études montrent que les investisseurs préfèrent détenir des actions d’entreprises installées à proximité. C’est là une chance considérable pour le Grand Paris et ses entreprises.
Il faut défendre la place financière parisienne qui est la clé de voûte de l’innovation. L’innovation, c’est un continuum entre recherche et développement, entre université et entreprise, entre politique industrielle et marchés financiers. Notre rôle politique est de faciliter ces interactions, de contribuer à la puissance de Paris, place financière. La prédominance de la City de Londres n’est pas une fatalité.
Permettez-moi une remarque : Warren Buffett, investisseur légendaire, était la semaine dernière en Europe pour faire son shopping, pour investir dans des entreprises familiales. Il a fait escale en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Suisse, mais pas à Paris. Qu’attendons- nous pour le faire citoyen d’honneur de la Ville ?
Votre communication semble faire du problème social des étudiants la clé des questions de recherche et d’innovation, alors que l’enjeu nous semble ailleurs même si les problèmes des conditions de vie et du logement étudiant doivent être réglés. Vous conviendrez avec moi qu’en ce qui concerne la rénovation des locaux, la Ville de Paris ne fait que sa mission.
Je ne résiste pas à la tentation de proposer mon arrondissement pour accueillir les meilleurs chercheurs étrangers dans des « logements de prestige », je suis sûre que cette proposition aura l’accord de Claude Goasguen, député-maire, de Bernard Debré, député du XVIe nord et de Jean-Yves Mano, votre adjoint.
Comment faire oublier le classement de Shanghai, favoriser la création de start-ups et le développement des entreprises existantes ? La loi sur l’autonomie des universités est un bon début. Nous voulons des pôles universitaires attractifs qui attirent les talents du monde entier et des entreprises dynamiques qui retiennent nos jeunes diplômés.
Nous avons tous conscience que les départements d’essaimage et les incubateurs universitaires sont des moteurs à la création des entreprises. Le Royaume-Uni compte un incubateur par université. 40% des sociétés de biotechnologie cotées à la bourse de Londres sont issues du cluster de Cambridge. C’est pourquoi nous partageons vos projets de cluster d’envergure mondiale, de financements à travers des partenariats public/privé, d’utilisation de la commande publique, outils dont nous-même vantions les mérites dans notre projet de « Small Business Act à la parisienne » .
Nous devons encourager les professeurs et les chercheurs à s’impliquer dans les entreprises tout en poursuivant leur carrière universitaire. Nous pourrons alors attirer et retenir les meilleurs, assurés ainsi de voir leurs travaux valorisés par un retour financier pour eux comme pour leurs laboratoires. Nous recommandons d’associer sans cloisonnement de statuts ou de culture, chercheurs publics et privés, créateurs d’entreprises et investisseurs capables d’intervenir à chacun des stades de la création jusqu’à l’introduction en Bourse. Paris doit encourager les universités à vocation scientifique et technique à cohabiter avec nos écoles de management sur le principe du MIT de Boston.
En conclusion, nous retiendrons les trois mots de Jean-Louis Missika pour résumer votre communication : continuité, amplification, inflexion. Nous prenons acte qu’il s’agit d’un plan stratégique en cours de finalisation dont certains aspects clés ne sont pas tranchés. Nous nous interrogeons par exemple sur le montant et l’affectation de l’enveloppe d’un milliard d’euros, ou sur la façon dont s’articuleront les compétences de l’Agence de l’innovation par rapport à l’Agence de développement de Paris. Nous attendrons plus de détails pour nous prononcer sur le pôle Nord-Est, mais nous adhérons au principe de recomposition du paysage universitaire parisien. Nous souhaitons une évaluation systématique des projets prioritaires et des coûts de fonctionnement, une analyse des objectifs, des moyens, des résultats.
Le groupe « Centre et Indépendants » et moi-même sommes prêts à nous impliquer concrètement sur certains thèmes où nous pensons pouvoir apporter notre expertise. Nous entendons notre rôle d’opposition comme une force de proposition et de contrôle, une démarche critique mais positive.
Je vous remercie.
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28.07.2008
Visite papale
CONSEIL DE PARIS
Séances des 7 et 8 juillet 2008
VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANT »
Relatif aux mesures de sécurité dans le XVIe qui entoureront la visite papale les 12 et 13 septembre 2008
Exposé des motifs
Le Pape Benoît XVI, lors de sa visite d’Etat en France, passera la nuit du vendredi au samedi 13 septembre à la Nonciature, 10 avenue du Président Wilson dans le XVIe arrondissement, dont l’entrée est située rue Freycinet.
Le Pape doit célébrer une messe samedi 13 à 10h sur l’esplanade des Invalides et quittera le bâtiment tôt dans la matinée puis y reviendra pour déjeuner.
Le Ministère de l’Intérieur et la Préfecture de police, parfaitement dans leur rôle, souhaitent ne prendre aucun risque sur la sécurité du Pape et réfléchissent à interdire la tenue du Marché Wilson le 13 septembre.
Par ces motifs
Valérie Sachs, élue du XVIe, demande au Préfet de Police et à la Ville de Paris de trouver une solution de compromis qui garantirait la sécurité du Pape et ne pénaliserait pas économiquement les commerçants du marché Wilson. Il pourrait être décidé de limiter le périmètre habituel du marché, et d’en retarder la mise en place et le stationnement des camions de marchandises après le départ du cortège officiel.
Dans un premier temps, l'Exécutif m'a demandé de retirer mon voeu au motif d'impératifs de sécurité, ce que j'ai immédiatement accepté. Pourtant le lendemain, je découvre que l'Exécutif, par la voix de Georges Sarre, a décidé de faire une synthèse impossible entre ma demande -qui répondait à la volonté de la Nonciature de ne pénaliser ni les commerçants, ni les riverains- et le voeu n° 88 déposé par MM. Gilles Alayrac, Jean-Bernard Bros et Mme Laurence Goldgrab d'une connotation plutôt anticléricale, et ainsi de reprendre l'initiative.
J'ai trouvé la méthode détestable et vous livre ma réponse :
"(...) Vous me demandiez hier de retirer mon voeu au motif d'impératifs de sécurité, ce que je comprenais parfaitement. Aujourd'hui, l'Exécutif reprend le fond à son profit, méthode que je désapprouve complètement.
La bienséance aurait voulu que l'on donne une issue favorable à mon voeu, quitte à le complèter.
Je suis pour une approche plus que constructive de mon rôle d'opposant, mais je me refuse à jouer le rôle d'alibi. C'est peut-être une tempête dans un verre d'eau mais nous sommes en début de mandature, et je pense qu'il faut mettre les choses au point (...)"
Mon voeu a été repoussé, celui de l'Exécutif adopté!
12:20 Publié dans Voeux déposés en Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Mairie de Paris, Maire de Paris, Conseil de Paris, Valérie Sachs, Bertrand Delanoë, Pape
12.07.2008
Stationnement des limousines sur les emplacements réservés aux taxis
CONSEIL DE PARIS
16-17 juin 2008
QUESTION ORALE
De Madame Valérie SACHS
et des élus du Groupe Centre et Indépendants
à Monsieur le Préfet de Police
Stationnement des limousines sur les emplacements réservés aux taxis devant les grands hôtels parisiens ou sur les stations à proximité
Les taxis relèvent à Paris de la compétence de la Préfecture de Police.
Le groupe Centre et Indépendants souhaite attirer votre attention sur la difficulté croissante des riverains et des touristes à trouver un taxi devant les grands hôtels parisiens, Georges V, Crillon, Plaza Athénée… Les stations sont désertées, et les appels aux bornes restent sans réponse.
Les taxis parisiens ne peuvent plus stationner sur leurs emplacements réservés car des limousines occupent la presque totalité des lieux dans l’indifférence générale.
Le service de limousines a un réel impact sur le tourisme d’affaires et l’attractivité de Paris, aussi faut-il faciliter leur stationnement, voire leur permettre de disposer de zones réservées, et/ou d’emplacements pour déposer ou prendre en charge leurs clients.
17:36 Publié dans Questions orales | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paris, Maire de Paris, Mairie de Paris, Marchés parisiens, Bertrand Delanoë, Valérie Sachs, Conseil de Paris
Renouvellement des délégations de service public relatives à la gestion des marchés alimentaires découverts
CONSEIL DE PARIS
21- 22 avril 2008
QUESTION ORALE
De Madame Valérie SACHS
et des élus du Groupe Nouveau Centre et Indépendants
à Monsieur le Maire de Paris
Renouvellement des délégations de service public relatives à la gestion des marchés alimentaires découverts
Pour nous citoyens ou politiques, les marchés parisiens sont nos dernières agoras. Ils rythment la vie de nos quartiers. Ils perpétuent l’esprit village et symbolisent le savoir-vivre « parisien », expression de la richesse de nos terroirs, de la diversité et de la qualité de leurs produits.
La gestion des marchés parisiens a un impact direct sur la vie de nos arrondissements. S’ils participent activement à la vie économique, ils sont aussi les partenaires essentiels au maintien du lien social, de la mixité sociale au sein de la ville-monde. Ils remplissent une mission de service public de proximité.
Or le mandat des quatre concessionnaires qui se partagent Paris arrive à terme. Une nouvelle mandature parisienne s’ouvre et offre l’occasion de faire un point sur l’avancée du dossier.
1- Un bilan de mandat sur la gestion des marchés découverts ces six dernières années a-t-il été établi ?
2- Ce renouvellement doit être l’occasion pour la Ville de Paris d’encourager une meilleure collaboration entre toutes les parties pour assurer aux Parisiens le meilleur service possible. Les commerçants ont-ils été suffisamment consultés ? Le nouveau Cahier des Charges tiendra-t-il compte de certaines suggestions de bon sens faites en matière de propreté, d’installation (bâches, installations électriques, points d’eau), de respect des emplacements de passage pour de vrais accès handicapés, poussettes d’enfants ou accès de secours ?
3- Quel peut être l’impact d’une réduction de quatre à trois du nombre de concessionnaires, comme le recommande un rapport de la Ville de Paris ? La Ville de Paris pourrait-elle encourager, dans le strict respect du Règlement des Marchés, une remise à plat des métrages de places de marché, un contrôle plus rigoureux des documents administratifs et une meilleure lecture du rôle du placier (présence, mission, places vacantes…) ?
4- Que peut faire la Ville de Paris pour garantir une meilleure représentation des commerçants, contrepartie de leur plus grande « responsabilisation »?
5- Qu’en est-il enfin du recrutement de nouveaux commerçants, initié depuis 2002, pour assurer la diversité de l’offre alimentaire (volaillers ou bouchers par exemple) et sa pérennité ?
17:30 Publié dans Questions orales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Maire de Paris, Mairie de Paris, Marchés parisiens, Bertrand Delanoë, Valérie Sachs, Conseil de Paris
Hommage à Yves Saint-Laurent
CONSEIL DE PARIS
Séance du 16 juin 2008
VŒU
Présenté par Valérie SACHS
Et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS »
Hommage à Yves Saint Laurent
Le groupe « Centre et Indépendants » souhaite rendre hommage à YSL en faisant sien les propos de Pierre Bergé: Si « Chanel a donné la liberté aux femmes, Saint Laurent leur a donné le pouvoir ».
EXPOSE DES MOTIFS
Yves Saint Laurent est né le 1er août 1936 à Oran, en Algérie. Il s’est éteint à Paris le 1er juin 2008.
Après des débuts chez Dior, il crée sa première collection le 29 janvier 1962. Il rêvait d’un empire, Pierre Bergé lui construira. En disant lui-même adieu au monde de la mode, en octobre 2002, après 30 ans de règne sur la haute couture et le prêt-à-porter, il sonnait le glas de la Haute couture à la française.
« La mode est un art si elle est faite par un artiste » disait Pierre Bergé. Il était cet artiste, « un révolutionnaire » qui trouvait dans l’Art son intarissable inspiration. Au lendemain de la collection hiver 76 “Ballets Russes-Opéra”, le New York Times faisait sa Une sur « une collection révolutionnaire, qui changerait le cours de la mode dans le monde ».
Il a écrit l’une des plus belles pages du génie français. « Il a construit une œuvre faite d’échos et de ruptures, de clins d’oeil et surtout de connivences et de complicités avec les femmes. Il a toujours cru que le vêtement devait être au service de la femme et non le contraire. »
Yves Saint-Laurent a donné un nouveau visage à la mode, une nouvelle identité à la femme moderne : la femme Saint Laurent c’est le chic à la française, le chic à la parisienne. Sa légendaire saharienne, le tailleur-pantalon, le smoking… une façon de jouer sur l’ambiguïté, à travers la ligne masculine, pour mieux mettre en valeur et redécouvrir la femme ; une femme qui ose les robes du soir, les couleurs, le cœur ou le parfum mythique Opium.
PAR CES MOTIFS
Afin de lui rendre hommage, nous proposons d’apposer une plaque commémorative sur la façade de l’hôtel particulier situé 5 avenue Marceau, dans le XVIe arrondissement, dernière adresse de la maison de couture aujourd’hui fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent dont le texte pourrait être le suivant :
Yves Saint Laurent, couturier français
(1936-2008)
Une citation de Pierre Bergé
Et en gravure, la signature YSL associée à son cœur fétiche
Ce voeu a reçu un avis favorable de Christophe Girard au nom de l'Exécutif parisien et a été adopté à l'unanimité du Conseil de Paris.
17:25 Publié dans Voeux déposés en Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Maire de Paris, Mairie de Paris, Bertrand Delanoë, Yves Saint-Laurent, Conseil de Paris, Valérie Sachs
09.07.2008
Les marchés parisiens
CONSEIL DE PARIS
Séance des 16 et 17 JUIN 2008
VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS »
Relatif au devenir des marchés parisiens
EXPOSE DES MOTIFS
J’ai souhaité, dès le début de la mandature, attirer l’attention sur quelques-uns des problèmes récurrents que rencontrent les commerçants des marchés parisiens ces dernières années. Je l’ai fait à travers deux questions orales : la première le 7 avril à votre attention – aujourd’hui encore sans réponse-, la seconde au Préfet de Police. Aujourd’hui, un fait d’actualité le cambriolage survenu dans la nuit du 9 au 10 mai au marché couvert Saint-Quentin dans le 10ème arrondissement me conduit à évoquer à nouveau ce sujet.
Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 mai, une vingtaine de commerçants de la halle Saint-Quentin ont été victimes de vols avec effraction. Les malfaiteurs se seraient laissé enfermer dans le marché et semblaient connaître les lieux : les fonds de caisse du vendredi soir sont plus importants pour la grosse journée du samedi. En l’espèce, le système de sécurité n’a pas fonctionné. Il est hors d’usage depuis cinq ans ; mais sur ce marché c’est aussi le chauffage qui est déficient depuis cinq ans malgré les travaux de rénovation effectués. Pourquoi ce type de problème n’est-il pas pris en compte et traité lors de la visite annuelle d’architecture?
Le concessionnaire EGS rejette la responsabilité sur les commerçants. Certains d’entre eux considèrent pourtant que la gestion du concessionnaire est défaillante et c’est là mon interrogation principale: ce fait-divers n’est-il pas l’une des expressions d’un problème plus général, celui de la difficile relation entre commerçants et concessionnaires.
Je saisis l’occasion pour réaffirmer tout l’intérêt que je porte aux marchés parisiens. Cet intérêt n’est pas nouveau et faisait partie de mon programme municipal. Les marchés parisiens rythment la vie de nos arrondissements et remplissent une mission de service public de proximité. Ils participent activement à la vie économique et sont des partenaires essentiels au maintien du lien social au sein de notre ville-monde.
Au désengagement de la Mairie de Paris – sur lequel je ne porte a priori aucun jugement et qui aurait dû dynamiser le secteur -, s’est ajouté au fil des années une forme de désintérêt voire d’incompétence des concessionnaires. De nombreux professionnels du secteur se plaignent aussi du silence de vos services et de la non-prise en compte de leurs problèmes. Face à des contraintes de plus en plus nombreuses et strictes (contrôles, sanctions, multiplication des normes), la Mairie de Paris n’est pas l’interlocuteur espéré, garant de l’intérêt général.
PAR CES MOTIFS
Au nom des élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS », je demande :
- que la Ville de Paris se mette en relation avec les différentes parties et précise sa position pour la mandature qui s’ouvre et son action pour la survie du commerce de proximité, notamment alimentaire ;
- qu’une étude soit menée dans les meilleurs délais sur le renouvellement des concessions.
Ce voeu a reçu un avis négatif de l'exécutif parisien et a été rejeté.
12:20 Publié dans Voeux déposés en Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Maire de Paris, Mairie de Paris, Marchés parisiens, Bertrand Delanoë, Valérie Sachs, Conseil de Paris
Paris Initiatives Entreprises
Conseil de Paris
Séances des 7, 8 et 9 juillet 2008
Amendement DDEE 30G
déposé par Madame Valérie Sachs au nom des élus du groupe Centre et Indépendants
Objet : Avenant n°4 à la convention portant prorogation du fonds de garantie Paris Initiatives Entreprises – FAG SA, prévoyant l’augmentation du plafond d’intervention à 45.000 euros et l’attribution d’une subvention d’investissement de 30.000 euros à FAG SA – 37 rue Bergère, 75009 Paris, gestionnaire du fonds de garantie.
Connaissant l’importance de l’expertise et de l’accompagnement financier lors de la création d’entreprises, le groupe CENTRE ET INDEPENDANTS tient à saluer l’action de l’Association Paris Initiative Entreprise en faveur de l’emploi à Paris, et son soutien actif aux entreprises sociales et solidaires. PIE accompagne les personnes en situation de réinsertion professionnelle qui prennent le risque de devenir entrepreneur et créer leur propre emploi, et soutient la création de petites entreprises parisiennes. 84 % des entreprises ainsi financées sont pérennes.
• Sur l’augmentation du plafond d’intervention à 45.000 euros
Le groupe CENTRE ET INDEPENDANTS s’associe à la proposition d’augmenter sensiblement le plafond d’intervention du fonds de garantie qui passerait de 30 500 euros à 45 000 euros. Ce nouveau plafond correspondrait davantage aux besoins de financement des créateurs d’entreprises sachant qu’un plan de financement moyen à Paris se chiffre entre 110 000 et 170 000 €.
• Sur l’attribution d’une subvention d’investissement de 30.000 euros
Compte tenu du travail effectué par l’association, de sa réactivité après l’audit de 2006 – dont 98 % des trente-trois préconisations sont aujourd’hui mises en place –, des perspectives très encourageantes pour l’année qui vient et de l’embauche d’un collaborateur supplémentaire,
Valérie SACHS au nom du groupe Centre et Indépendants recommande que
- le montant de la subvention d’investissement prévue dans la délibération 2008 DDEE 30 G soit porté de 30 000 € à 50 000 €.
- Et que dès le prochain budget, le versement de la subvention susceptible d’être accordée par la Ville de Paris se fasse en une seule fois.
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Programme départemental d'insertion
CONSEIL DE PARIS
Séances des 7 et 8 juillet 2008
VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANT »
A Monsieur le Maire de Paris
Relatif au Programme départemental d’insertion (document d’étape pour 2008, bilan des actions 2007)
Délibération 2008- ASES 315 G, 2008- DDEE 37 G
Exposé des motifs
Ce document majeur fixe le cadre et détaille les ambitions de la Ville de Paris pour la mandature qui s’ouvre, sur un dossier crucial : celui de « l’économie sociale et solidaire ». Le groupe CENTRE ET INDEPENDANTS salue la décision du Maire de Paris de constituer une délégation spéciale et la nomination de l’Adjointe au Maire en charge Madame Seybah Dagoma.
Lors de la campagne municipale, le groupe « Centre et Indépendants » regrettait l’échec relatif de la mandature précédente en matière d’économie sociale et solidaire et proposait pour Paris un modèle social équitable, transparent et efficace, qui n’accepte plus que 12 % de la population parisienne vive avec moins de 750 euros par mois, compte 58 000 Rmistes ou 109 000 demandeurs de logement social (soit une augmentation de 20 % en six ans).
Nous reconnaissons à ce document une véritable volonté de mieux coordonner l’action publique. Nous soutiendrons vos priorités :
- l’augmentation des moyens affectés au Plan Départemental d’Insertion (PDI) soit 56 millions d’euros
- l’objectif d’un doublement des retours à l’emploi durable pour la mandature.
Nous prenons acte des résultats encourageants qui marquent une diminution significative, supérieure au rythme national, du nombre des allocataires parisiens du RMI. Nous notons votre volonté de remettre à plat en 2009 un certain nombre de dispositifs.
Par ces motifs
Nous souhaitons la mise en place de mesures destinées à encourager un réel retour à l’autonomie (la mise en place de parcours individualisés, les synergies créées entre les associations compétentes et les services de la Ville….), axée sur de véritables projets professionnels et non sur des contrats assistés.
L’objectif est une sortie définitive du dispositif et notre rôle d’opposition constructive est d’encourager la mise en place de structures souples, légères, facilement adaptables et à l’écoute des citoyens en difficulté.
Nous serons donc vigilants pour que, face aux inévitables difficultés à venir, une usine à gaz ne se constitue pas et ne vienne pervertir de bonnes intentions. Nous serons attentifs à la méthode : mise en place progressive des dispositifs pour en tester l’efficacité, adaptation permanente aux besoins, souci constant d’améliorer l’intervention des acteurs.
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Paris Business Angels
Conseil de Paris
Séances des 7, 8 et 9 juillet 2008
Amendement DDEE 16 G
déposé par Madame Valérie Sachs au nom des élus du groupe Centre et Indépendants
Objet : autorisation à M. Le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer un avenant à la convention de partenariat pluriannuelle 2007-2009 entre le Département de Paris et l’association PARIS BUSINESS ANGELS prévoyant l’attribution d’une subvention de fonctionnement au titre de 2008.
Le manque de financement en fonds propres prive la France et Paris d’emplois. Les investisseurs français délaissent les financements de « décollage » au profit du capital investissement. Il existe de fait un trou d’investissement entre le financement de proximité de la famille et des amis, et le capital-risque formel.
Deux axes d’attaque sont possibles : les incubateurs et les investisseurs individuels ou business angels. Les business angels sont des investisseurs individuels qui vont aider au démarrage de l’entreprise à la fois pour son financement et par une mise à disposition d’une expérience de gestion. L’investissement direct va accélérer le développement des jeunes entreprises sélectionnées par les business angels, et engendrer création de richesses et d’emplois.
La France compte 3 500 business angels, avec une capacité d’environ 280 millions d’euros, quand le Royaume-Uni dispose d’un réseau estimé à 50 000 business angels, représentant un potentiel d’investissement d’environ 7 milliards d’euros.
La volonté du groupe Centre et Indépendants est d’encourager les business angels parisiens. Aussi devant la réussite de l’association PARIS BUSINESS ANGELS, Valérie Sachs au nom du groupe Centre et Indépendants propose de modifier l’article 3 afin de porter le montant de la subvention supplémentaire qui « pourrait être accordée au cours du premier semestre 2009 au regard de l’activité de l’exercice 2008 sous réserve des inscriptions budgétaires ainsi que du vote des crédits correspondants par le Conseil de Paris » de 35 000 à 50 000 euros.
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