12.07.2008

Stationnement des limousines sur les emplacements réservés aux taxis

CONSEIL DE PARIS
16-17 juin 2008

QUESTION ORALE
De Madame Valérie SACHS
et des élus du Groupe Centre et Indépendants



à Monsieur le Préfet de Police


Stationnement des limousines sur les emplacements réservés aux taxis devant les grands hôtels parisiens ou sur les stations à proximité

Les taxis relèvent à Paris de la compétence de la Préfecture de Police.

Le groupe Centre et Indépendants souhaite attirer votre attention sur la difficulté croissante des riverains et des touristes à trouver un taxi devant les grands hôtels parisiens, Georges V, Crillon, Plaza Athénée… Les stations sont désertées, et les appels aux bornes restent sans réponse.

Les taxis parisiens ne peuvent plus stationner sur leurs emplacements réservés car des limousines occupent la presque totalité des lieux dans l’indifférence générale.

Le service de limousines a un réel impact sur le tourisme d’affaires et l’attractivité de Paris, aussi faut-il faciliter leur stationnement, voire leur permettre de disposer de zones réservées, et/ou d’emplacements pour déposer ou prendre en charge leurs clients.

Renouvellement des délégations de service public relatives à la gestion des marchés alimentaires découverts

CONSEIL DE PARIS
21- 22 avril 2008

QUESTION ORALE
De Madame Valérie SACHS
et des élus du Groupe Nouveau Centre et Indépendants

à Monsieur le Maire de Paris


Renouvellement des délégations de service public relatives à la gestion des marchés alimentaires découverts

Pour nous citoyens ou politiques, les marchés parisiens sont nos dernières agoras. Ils rythment la vie de nos quartiers. Ils perpétuent l’esprit village et symbolisent le savoir-vivre « parisien », expression de la richesse de nos terroirs, de la diversité et de la qualité de leurs produits.
La gestion des marchés parisiens a un impact direct sur la vie de nos arrondissements. S’ils participent activement à la vie économique, ils sont aussi les partenaires essentiels au maintien du lien social, de la mixité sociale au sein de la ville-monde. Ils remplissent une mission de service public de proximité.

Or le mandat des quatre concessionnaires qui se partagent Paris arrive à terme. Une nouvelle mandature parisienne s’ouvre et offre l’occasion de faire un point sur l’avancée du dossier.


1- Un bilan de mandat sur la gestion des marchés découverts ces six dernières années a-t-il été établi ?

2- Ce renouvellement doit être l’occasion pour la Ville de Paris d’encourager une meilleure collaboration entre toutes les parties pour assurer aux Parisiens le meilleur service possible. Les commerçants ont-ils été suffisamment consultés ? Le nouveau Cahier des Charges tiendra-t-il compte de certaines suggestions de bon sens faites en matière de propreté, d’installation (bâches, installations électriques, points d’eau), de respect des emplacements de passage pour de vrais accès handicapés, poussettes d’enfants ou accès de secours ?

3- Quel peut être l’impact d’une réduction de quatre à trois du nombre de concessionnaires, comme le recommande un rapport de la Ville de Paris ? La Ville de Paris pourrait-elle encourager, dans le strict respect du Règlement des Marchés, une remise à plat des métrages de places de marché, un contrôle plus rigoureux des documents administratifs et une meilleure lecture du rôle du placier (présence, mission, places vacantes…) ?

4- Que peut faire la Ville de Paris pour garantir une meilleure représentation des commerçants, contrepartie de leur plus grande « responsabilisation »?

5- Qu’en est-il enfin du recrutement de nouveaux commerçants, initié depuis 2002, pour assurer la diversité de l’offre alimentaire (volaillers ou bouchers par exemple) et sa pérennité ?

09.07.2008

Les marchés parisiens

CONSEIL DE PARIS
Séance des 16 et 17 JUIN 2008

VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS »

Relatif au devenir des marchés parisiens

EXPOSE DES MOTIFS

J’ai souhaité, dès le début de la mandature, attirer l’attention sur quelques-uns des problèmes récurrents que rencontrent les commerçants des marchés parisiens ces dernières années. Je l’ai fait à travers deux questions orales : la première le 7 avril à votre attention – aujourd’hui encore sans réponse-, la seconde au Préfet de Police. Aujourd’hui, un fait d’actualité le cambriolage survenu dans la nuit du 9 au 10 mai au marché couvert Saint-Quentin dans le 10ème arrondissement me conduit à évoquer à nouveau ce sujet.

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 mai, une vingtaine de commerçants de la halle Saint-Quentin ont été victimes de vols avec effraction. Les malfaiteurs se seraient laissé enfermer dans le marché et semblaient connaître les lieux : les fonds de caisse du vendredi soir sont plus importants pour la grosse journée du samedi. En l’espèce, le système de sécurité n’a pas fonctionné. Il est hors d’usage depuis cinq ans ; mais sur ce marché c’est aussi le chauffage qui est déficient depuis cinq ans malgré les travaux de rénovation effectués. Pourquoi ce type de problème n’est-il pas pris en compte et traité lors de la visite annuelle d’architecture?

Le concessionnaire EGS rejette la responsabilité sur les commerçants. Certains d’entre eux considèrent pourtant que la gestion du concessionnaire est défaillante et c’est là mon interrogation principale: ce fait-divers n’est-il pas l’une des expressions d’un problème plus général, celui de la difficile relation entre commerçants et concessionnaires.

Je saisis l’occasion pour réaffirmer tout l’intérêt que je porte aux marchés parisiens. Cet intérêt n’est pas nouveau et faisait partie de mon programme municipal. Les marchés parisiens rythment la vie de nos arrondissements et remplissent une mission de service public de proximité. Ils participent activement à la vie économique et sont des partenaires essentiels au maintien du lien social au sein de notre ville-monde.

Au désengagement de la Mairie de Paris – sur lequel je ne porte a priori aucun jugement et qui aurait dû dynamiser le secteur -, s’est ajouté au fil des années une forme de désintérêt voire d’incompétence des concessionnaires. De nombreux professionnels du secteur se plaignent aussi du silence de vos services et de la non-prise en compte de leurs problèmes. Face à des contraintes de plus en plus nombreuses et strictes (contrôles, sanctions, multiplication des normes), la Mairie de Paris n’est pas l’interlocuteur espéré, garant de l’intérêt général.

PAR CES MOTIFS
Au nom des élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS », je demande :

- que la Ville de Paris se mette en relation avec les différentes parties et précise sa position pour la mandature qui s’ouvre et son action pour la survie du commerce de proximité, notamment alimentaire ;

- qu’une étude soit menée dans les meilleurs délais sur le renouvellement des concessions.


Ce voeu a reçu un avis négatif de l'exécutif parisien et a été rejeté.