28.07.2008

Visite papale

CONSEIL DE PARIS
Séances des 7 et 8 juillet 2008

VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANT »

Relatif aux mesures de sécurité dans le XVIe qui entoureront la visite papale les 12 et 13 septembre 2008


Exposé des motifs

Le Pape Benoît XVI, lors de sa visite d’Etat en France, passera la nuit du vendredi au samedi 13 septembre à la Nonciature, 10 avenue du Président Wilson dans le XVIe arrondissement, dont l’entrée est située rue Freycinet.
Le Pape doit célébrer une messe samedi 13 à 10h sur l’esplanade des Invalides et quittera le bâtiment tôt dans la matinée puis y reviendra pour déjeuner.
Le Ministère de l’Intérieur et la Préfecture de police, parfaitement dans leur rôle, souhaitent ne prendre aucun risque sur la sécurité du Pape et réfléchissent à interdire la tenue du Marché Wilson le 13 septembre.

Par ces motifs
Valérie Sachs, élue du XVIe, demande au Préfet de Police et à la Ville de Paris de trouver une solution de compromis qui garantirait la sécurité du Pape et ne pénaliserait pas économiquement les commerçants du marché Wilson. Il pourrait être décidé de limiter le périmètre habituel du marché, et d’en retarder la mise en place et le stationnement des camions de marchandises après le départ du cortège officiel.


Dans un premier temps, l'Exécutif m'a demandé de retirer mon voeu au motif d'impératifs de sécurité, ce que j'ai immédiatement accepté. Pourtant le lendemain, je découvre que l'Exécutif, par la voix de Georges Sarre, a décidé de faire une synthèse impossible entre ma demande -qui répondait à la volonté de la Nonciature de ne pénaliser ni les commerçants, ni les riverains- et le voeu n° 88 déposé par MM. Gilles Alayrac, Jean-Bernard Bros et Mme Laurence Goldgrab d'une connotation plutôt anticléricale, et ainsi de reprendre l'initiative.
J'ai trouvé la méthode détestable et vous livre ma réponse :
"(...) Vous me demandiez hier de retirer mon voeu au motif d'impératifs de sécurité, ce que je comprenais parfaitement. Aujourd'hui, l'Exécutif reprend le fond à son profit, méthode que je désapprouve complètement.
La bienséance aurait voulu que l'on donne une issue favorable à mon voeu, quitte à le complèter.
Je suis pour une approche plus que constructive de mon rôle d'opposant, mais je me refuse à jouer le rôle d'alibi. C'est peut-être une tempête dans un verre d'eau mais nous sommes en début de mandature, et je pense qu'il faut mettre les choses au point (...)"

Mon voeu a été repoussé, celui de l'Exécutif adopté!

12.07.2008

Hommage à Yves Saint-Laurent

CONSEIL DE PARIS
Séance du 16 juin 2008

VŒU
Présenté par Valérie SACHS
Et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS »

Hommage à Yves Saint Laurent



Le groupe « Centre et Indépendants » souhaite rendre hommage à YSL en faisant sien les propos de Pierre Bergé: Si « Chanel a donné la liberté aux femmes, Saint Laurent leur a donné le pouvoir ».

EXPOSE DES MOTIFS

Yves Saint Laurent est né le 1er août 1936 à Oran, en Algérie. Il s’est éteint à Paris le 1er juin 2008.

Après des débuts chez Dior, il crée sa première collection le 29 janvier 1962. Il rêvait d’un empire, Pierre Bergé lui construira. En disant lui-même adieu au monde de la mode, en octobre 2002, après 30 ans de règne sur la haute couture et le prêt-à-porter, il sonnait le glas de la Haute couture à la française.

« La mode est un art si elle est faite par un artiste » disait Pierre Bergé. Il était cet artiste, « un révolutionnaire » qui trouvait dans l’Art son intarissable inspiration. Au lendemain de la collection hiver 76 “Ballets Russes-Opéra”, le New York Times faisait sa Une sur « une collection révolutionnaire, qui changerait le cours de la mode dans le monde ».

Il a écrit l’une des plus belles pages du génie français. « Il a construit une œuvre faite d’échos et de ruptures, de clins d’oeil et surtout de connivences et de complicités avec les femmes. Il a toujours cru que le vêtement devait être au service de la femme et non le contraire. »

Yves Saint-Laurent a donné un nouveau visage à la mode, une nouvelle identité à la femme moderne : la femme Saint Laurent c’est le chic à la française, le chic à la parisienne. Sa légendaire saharienne, le tailleur-pantalon, le smoking… une façon de jouer sur l’ambiguïté, à travers la ligne masculine, pour mieux mettre en valeur et redécouvrir la femme ; une femme qui ose les robes du soir, les couleurs, le cœur ou le parfum mythique Opium.

PAR CES MOTIFS

Afin de lui rendre hommage, nous proposons d’apposer une plaque commémorative sur la façade de l’hôtel particulier situé 5 avenue Marceau, dans le XVIe arrondissement, dernière adresse de la maison de couture aujourd’hui fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent dont le texte pourrait être le suivant :

Yves Saint Laurent, couturier français
(1936-2008)
Une citation de Pierre Bergé
Et en gravure, la signature YSL associée à son cœur fétiche




Ce voeu a reçu un avis favorable de Christophe Girard au nom de l'Exécutif parisien et a été adopté à l'unanimité du Conseil de Paris.

09.07.2008

Les marchés parisiens

CONSEIL DE PARIS
Séance des 16 et 17 JUIN 2008

VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS »

Relatif au devenir des marchés parisiens

EXPOSE DES MOTIFS

J’ai souhaité, dès le début de la mandature, attirer l’attention sur quelques-uns des problèmes récurrents que rencontrent les commerçants des marchés parisiens ces dernières années. Je l’ai fait à travers deux questions orales : la première le 7 avril à votre attention – aujourd’hui encore sans réponse-, la seconde au Préfet de Police. Aujourd’hui, un fait d’actualité le cambriolage survenu dans la nuit du 9 au 10 mai au marché couvert Saint-Quentin dans le 10ème arrondissement me conduit à évoquer à nouveau ce sujet.

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 mai, une vingtaine de commerçants de la halle Saint-Quentin ont été victimes de vols avec effraction. Les malfaiteurs se seraient laissé enfermer dans le marché et semblaient connaître les lieux : les fonds de caisse du vendredi soir sont plus importants pour la grosse journée du samedi. En l’espèce, le système de sécurité n’a pas fonctionné. Il est hors d’usage depuis cinq ans ; mais sur ce marché c’est aussi le chauffage qui est déficient depuis cinq ans malgré les travaux de rénovation effectués. Pourquoi ce type de problème n’est-il pas pris en compte et traité lors de la visite annuelle d’architecture?

Le concessionnaire EGS rejette la responsabilité sur les commerçants. Certains d’entre eux considèrent pourtant que la gestion du concessionnaire est défaillante et c’est là mon interrogation principale: ce fait-divers n’est-il pas l’une des expressions d’un problème plus général, celui de la difficile relation entre commerçants et concessionnaires.

Je saisis l’occasion pour réaffirmer tout l’intérêt que je porte aux marchés parisiens. Cet intérêt n’est pas nouveau et faisait partie de mon programme municipal. Les marchés parisiens rythment la vie de nos arrondissements et remplissent une mission de service public de proximité. Ils participent activement à la vie économique et sont des partenaires essentiels au maintien du lien social au sein de notre ville-monde.

Au désengagement de la Mairie de Paris – sur lequel je ne porte a priori aucun jugement et qui aurait dû dynamiser le secteur -, s’est ajouté au fil des années une forme de désintérêt voire d’incompétence des concessionnaires. De nombreux professionnels du secteur se plaignent aussi du silence de vos services et de la non-prise en compte de leurs problèmes. Face à des contraintes de plus en plus nombreuses et strictes (contrôles, sanctions, multiplication des normes), la Mairie de Paris n’est pas l’interlocuteur espéré, garant de l’intérêt général.

PAR CES MOTIFS
Au nom des élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANTS », je demande :

- que la Ville de Paris se mette en relation avec les différentes parties et précise sa position pour la mandature qui s’ouvre et son action pour la survie du commerce de proximité, notamment alimentaire ;

- qu’une étude soit menée dans les meilleurs délais sur le renouvellement des concessions.


Ce voeu a reçu un avis négatif de l'exécutif parisien et a été rejeté.

Programme départemental d'insertion

CONSEIL DE PARIS
Séances des 7 et 8 juillet 2008



VŒU
présenté par Valérie SACHS
et les élus du groupe « CENTRE ET INDEPENDANT »

A Monsieur le Maire de Paris
Relatif au Programme départemental d’insertion (document d’étape pour 2008, bilan des actions 2007)
Délibération 2008- ASES 315 G, 2008- DDEE 37 G


Exposé des motifs
Ce document majeur fixe le cadre et détaille les ambitions de la Ville de Paris pour la mandature qui s’ouvre, sur un dossier crucial : celui de « l’économie sociale et solidaire ». Le groupe CENTRE ET INDEPENDANTS salue la décision du Maire de Paris de constituer une délégation spéciale et la nomination de l’Adjointe au Maire en charge Madame Seybah Dagoma.

Lors de la campagne municipale, le groupe « Centre et Indépendants » regrettait l’échec relatif de la mandature précédente en matière d’économie sociale et solidaire et proposait pour Paris un modèle social équitable, transparent et efficace, qui n’accepte plus que 12 % de la population parisienne vive avec moins de 750 euros par mois, compte 58 000 Rmistes ou 109 000 demandeurs de logement social (soit une augmentation de 20 % en six ans).

Nous reconnaissons à ce document une véritable volonté de mieux coordonner l’action publique. Nous soutiendrons vos priorités :
- l’augmentation des moyens affectés au Plan Départemental d’Insertion (PDI) soit 56 millions d’euros
- l’objectif d’un doublement des retours à l’emploi durable pour la mandature.

Nous prenons acte des résultats encourageants qui marquent une diminution significative, supérieure au rythme national, du nombre des allocataires parisiens du RMI. Nous notons votre volonté de remettre à plat en 2009 un certain nombre de dispositifs.

Par ces motifs
Nous souhaitons la mise en place de mesures destinées à encourager un réel retour à l’autonomie (la mise en place de parcours individualisés, les synergies créées entre les associations compétentes et les services de la Ville….), axée sur de véritables projets professionnels et non sur des contrats assistés.

L’objectif est une sortie définitive du dispositif et notre rôle d’opposition constructive est d’encourager la mise en place de structures souples, légères, facilement adaptables et à l’écoute des citoyens en difficulté.

Nous serons donc vigilants pour que, face aux inévitables difficultés à venir, une usine à gaz ne se constitue pas et ne vienne pervertir de bonnes intentions. Nous serons attentifs à la méthode : mise en place progressive des dispositifs pour en tester l’efficacité, adaptation permanente aux besoins, souci constant d’améliorer l’intervention des acteurs.